2ème édition le Samedi 25 mars 2017 : 1000 km d’accotements nettoyés !   
A l’initiative et sous la coordination des Lions Clubs de Seine-et-Marne


POURQUOI une 2ème EDITION le 25 mars 2017 :
  • Parce qu’il reste beaucoup à faire,

  • Parce qu’il s’agit de l’Avenir de nos enfants et petits-enfants,

  • Parce que c’est notre devoir de transmettre notre planète au moins dans le même état que celle que nos aïeux nous ont léguée,

  • Parce que nous croyons que demain, la France sera un pays propre et accueillant, comme il se doit.

 

Demain, nos enfants et petits enfants vont nous maudire...

 

EDITORIAL M – 9

La bouteille du bord de route...
par Christophe Parisot
Directeur Seine-et-Marne environnement


Il n'est pas rare de retrouver en bord de route diverses bouteilles notamment de verre, reliques de boissons au volant ou à l'arrêt.
Qui pourrait croire que, ce qui n'apparaît qu'un déchet, peut être meurtrier ?

En effet, parmi ces innombrables contenant les bouteilles de verre représentent un réel danger pour la biodiversité.
Ces bouteilles abandonnés abritent généralement encore un peu du précieux nectar qu'elles contenaient. Ainsi, sucré ou alcoolisé, ce liquide constitue ce que l'on nomme en écologie un piège attractif.
Cette technique est en effet utilisée pour attirer des insectes dans des pièges afin de les recenser.
Au sol, la bouteille joue le même rôle. Insectes et autres arthropodes, micro mammifères, quelquefois amphibiens, vont ainsi être attirés soit par le liquide pour certains soit par les animaux déjà piégés.
Un goulot étroit orienté vers le sol et les animaux vont s'y engouffrer avec une préférence pour les bouteilles vertes d'une célèbre marque dont le goulot se rétrécie brusquement.

Ainsi les animaux entrant ne peuvent plus ressortir piégés par cette surface lisse avec une brusque remonté.
Ce piège très efficace peut ainsi contenir des dizaines de cadavres d'insectes mais aussi, pour, en moyenne, une bouteille sur 10, des restes de micro mammifères, de 1 à quelquefois 10 individus.
C'est ainsi que Seine et Marne environnement, inspirée par d'autres structures avant elle, a lancé un inventaire des micro mammifères. Souris, mulots et musaraignes sont autant d'animaux que tout le monde connaît et côtoient mais dont au final on ne connaît que peu la répartition et les différentes espèces.

D'une part parce qu'elles sont difficiles à observer vivantes : rapides, se faufilant rapidement, il est souvent difficile de savoir à quelle espèce on a à faire. Or, certaines sont rares et spécifiques de certains habitats et, même si d'autres sont communes, comme beaucoup d'autres espèces, elles peuvent rapidement devenir menacées.
C'est pourquoi, il fallait faire un état des connaissances sur l'ensemble du territoire départemental.

Une technique consiste à poser des pièges non mortels, mais ces animaux très actifs peuvent très vites mourir ce qui nécessite des relevés fréquents et une quantité importante de pièges à poser.
Une autre est de les étudier mortes notamment en faisant un appel à contribution des contenu de tapettes, ou autres proies de chats ramenés amoureusement à leur maître. Outre la communication nécessaire et les déplacements générés, reste le problème de traiter des cadavres frais.
La dernière, plus classique, est de trouver des rapaces nocturnes (les diurnes digérant les os) et d'étudier les restes osseux. Très efficace, la technique se heurtent à la difficulté de trouver les nids de ces rapaces, et, pour la plus simple, la Chouette effraie, qui niche dans les combles et clochers, le problème est de trouver suffisamment de lieu de reproduction, l'espèce devenant de plus en plus rare et ne fréquentant pas les milieux très urbanisés.

Aussi, en ramassant si possible (et ça l'est malheureusement souvent) 100 bouteilles par 100km², en notant soigneusement le lieu et la date du ramassage, en cassant ensuite les bouteilles une par une, et enfin en analysant les restes osseux notamment de mâchoires et de crânes (les dents sont des éléments importants à la détermination, on peut aboutir à améliorer la connaissance en valorisant la mortalité induite par ce déchet.
15 espèces ont ainsi pu être notées de façon certaines sur le département et leur répartition mieux connue.

Christophe Parisot


Reportage diffusé sur le site canalcoquelicot.fr (29/02/2016) :




DEFI 77 POUR L'ENVIRONNEMENT
Projet à l'initiative du Lions Club, district Île de France Est